Mise à échelle de l’assurance indicielle pour les petits exploitants agricoles – preuves récentes et perspectivesGlobal

Contexte 1

Cette étude de cas fait la synthèse des preuves et des enseignements tirés de cinq études de cas existantes où d’importants progrès ont été accomplis en vue de relever le défi d’assurer les petits exploitants agricoles et éleveurs des pays en développement.

  • En Inde, les programmes nationaux d’assurance indicielle ont touché plus de 30 millions d’agriculteurs grâce à un lien obligatoire avec les institutions de crédit agricole et un solide appui gouvernemental.
  • En Afrique de l’Est (Kenya, Rwanda et Tanzanie), la société Climate Risk Enterprise (ACRE) a intensifié ses efforts récemment pour atteindre environ 200 000 agriculteurs et regroupé avec succès l’assurance indicielle avec le crédit agricole et les intrants agricoles. Elle repose sur des partenariats solides avec des initiatives régionales telles que les services bancaires mobiles de M-PESA.
  • En Éthiopie et au Sénégal, l’Initiative R4 pour la résilience rurale a étendu l’assurance indicielle non subventionnée à plus de 20 000 petits agriculteurs pauvres qui étaient considérés, auparavant, comme non assurables, en utilisant l’assurance comme partie intégrante d’un portefeuille global de gestion des risques.
  • En Mongolie, avec un solide soutien des secteurs public et privé, le Projet d’assurance-bétail indicielle (IBLIP) assure plus de 15 000 éleveurs nomades et établit des liens entre l’assurance commerciale et un filet de sécurité gouvernemental pour les situations de catastrophe.
  • Au Kenya et en Éthiopie, le projet d’IBLI (assurance-bétail indicielle) démontre des approches novatrices permettant d’assurer les éleveurs nomades pauvres dans des situations difficiles.

Ces études de cas partagent quelques caractéristiques, qui semblent avoir contribué à leur réussite, à savoir :

  • le ciblage explicite des obstacles à l’amélioration des revenus des agriculteurs ;
  • l’intégration de l’assurance dans d’autres interventions de développement ;
  • la participation des agriculteurs à la conception des produits ;
  • l’investissement dans les capacités locales ; et
  • l’investissement dans l’élaboration d’indices scientifiques.

Bien que l’assurance agricole s’inscrive dans une longue tradition d’investissements importants à long terme, elle n’a commencé à être largement appliquée dans les pays en développement que récemment, en partie dans le cadre des innovations liées à l’assurance indicielle. Bien qu’il reste encore beaucoup de leçons à tirer des réussites et des échecs des initiatives existantes, les progrès rapides observés ces dernières années laissent penser que l’assurance indicielle peut profiter aux petits exploitants agricoles sur une grande échelle et qu’il y a lieu de remettre en question l’argument selon lequel une absence de demande et les défis liés à la mise en œuvre pratique empêchent l’assurance indicielle d’être un outil utile pour la réduction de la pauvreté en milieu rural.

References

  • 1

    Greatrex H, Hansen JW, Garvin S, Diro R, Blakeley S, Le Guen M, Rao KN, Osgood DE. 2015. Scaling up index insurance for smallholder farmers: Recent evidence and insights. CCAFS Report No. 14. Copenhagen, Denmark: CCAFS.

    https://cgspace.cgiar.org/rest/bitstreams/38716/retrieve Ce rapport examine les preuves et idées découlant de cinq études de cas qui ont permis récemment de réaliser des progrès considérables en vue de relever le défi d’assurer les petits agriculteurs et éleveurs pauvres dans les pays en développement. En Inde, les programmes nationaux d’assurance indicielle ont touché plus de 30 millions d’agriculteurs grâce à un lien obligatoire avec le crédit agricole et d’un solide appui gouvernemental. En Afrique de l’Est (Kenya, Rwanda et Tanzanie), Agriculture and Climate Risk Enterprise (ACRE) vient d’être mise à échelle pour atteindre près de 200 000 agriculteurs, en regroupant l’assurance indicielle avec le crédit et les intrants agricoles. ACRE a établi de solides partenariats avec des initiatives régionales telles que les services bancaires mobiles M-PESA. En Éthiopie et au Sénégal, l’Initiative de résilience rurale R4 a étendu l’assurance indicielle non subventionnée à plus de 20 000 petits exploitants pauvres qui étaient considérés naguère comme non assurables et utilisaient l’assurance comme partie intégrante d’un portefeuille complet de gestion des risques. Grâce au ferme soutien du secteur public et du secteur privé, le Projet d’assurance-bétail indicielle de la Mongolie (IBLIP) assure plus de 15 000 éleveurs nomades et établit des liens entre l’assurance commerciale et le filet gouvernemental de protection contre les catastrophes. Enfin, le projet d’Assurance-bétail indicielle (IBLI) au Kenya et en Éthiopie démontre des approches novatrices pour assurer les éleveurs nomades pauvres en situation difficile.

Bienvenueàl’agriculture intelligente face au climat 101

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Ce site vous ouvre la porte de l’agriculture intelligente face au climat. Il vous aidera à vous lancer et vous accompagnera dans la mise en œuvre sur le terrain, en vous donnant accès à toutes les ressources avec lesquelles vous devez vous familiariser davantage.

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CCAFS Agriculture intelligente face au climat 101

Notions élémentaires

L’agriculture intelligente face au climat (AIC) est une approche intégrée destinée à relever les défis interdépendants de la sécurité alimentaire et des changements climatiques, qui vise explicitement trois objectifs :

A. accroître durablement la productivité agricole afin de favoriser des augmentations équitables des revenus agricoles, la sécurité alimentaire et le développement ;

B. adapter et renforcer la résilience des systèmes agricoles et de sécurité alimentaire aux changements climatiques à plusieurs niveaux ; et

C. réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture (notamment la production végétale, l’élevage et la pêche).

Points d’entrée

L’agriculture affecte et est affectée par les changements climatiques de plusieurs manières et il existe de nombreux points d’entrée pour le lancement des programmes d’AIC ou la mise à échelle des activités existantes. La productivité, l’atténuation et l’adaptation peuvent avoir lieu à des niveaux technologiques, organisationnels, institutionnels et politiques différents. Afin de vous aider à explorer cette multitude de points d’entrée, nous les avons répartis en trois domaines thématiques : i) les pratiques d’AIC ; ii) les approches par systèmes de l’AIC ; et iii) des environnements propices à l’AIC. Chaque point d’entrée est ensuite décrit et analysé en termes de productivité, d’adaptation et de potentiel d’atténuation et est illustré par des études de cas, des références et des liens Internet pour de plus amples informations.

Élaborer un plan d’AIC

La planification des projets et programmes d’AIC, ainsi que leurs mise en œuvre et suivi s’articulent autour des questions de compréhension du contexte, notamment l’identification des principaux problèmes/obstacles et opportunités liés à l’orientation du projet/programme ; l’élaboration et la hiérarchisation de solutions, et la conception de plans ; la mise en œuvre ; et le suivi-évaluation. La plupart des grands organismes de développement disposent de leur propre cadre pour l’élaboration et la gestion des projets et programmes. Cependant, le CCAFS a mis au point une approche spécifique pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des projets et programmes d’AIC, appelée Plan de l’AIC. Ce plan vise à orienter la planification, la mise en œuvre et le suivi de l’AIC à grande échelle. Le Plan de l’AIC comprend quatre principaux éléments, à savoir : 1) l’Analyse de situation ; 2) le ciblage et la hiérarchisation ; 3) l’appui au programme ; et 4) le suivi, l’évaluation et l’apprentissage.

Financement

Un certain nombre de sources de financement potentielles sont disponibles pour aider à réaliser les objectifs de l’AIC, notamment le développement agricole, la sécurité alimentaire, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. Les sources de financement des interventions relatives au climat peuvent servir, par exemple, à mobiliser un financement pour l’agriculture et intégrer les changements climatiques dans les investissements agricoles. La présente section donne un aperçu des sources de financement potentielles pour les activités d’agriculture intelligente face au climat (AIC) aux niveaux national, régional et international, ainsi que pour différents « clients » potentiels tels que les gouvernements, la société civile, les organisations de développement et d’autres entités. En outre, elle donne des pistes de solutions pour la recherche de financement parmi une gamme d’opportunités, en fonction du domaine d’intervention, du secteur et de l’instrument de financement de l’AIC.

Bibliothèque de ressources

Le Guide de l’AIC propose une présentation brève et concise des multiples aspects de l’agriculture intelligente face au climat. Dans le même temps, il indique les liens permettant d’accéder aux références et autres ressources clés qui vous aideront à approfondir vos recherches et mieux comprendre les sujets spécifiques qui vous intéressent. Dans la bibliothèque de ressources, nous avons rassemblé toutes les références, ressources clés, termes et questions dans une section unique afin d’en donner un bref aperçu et de les rendre facilement accessibles. Cette section peut être utilisée comme une partie ou indépendamment des autres sections du site Web. La bibliothèque de ressources est répartie en six sections à savoir : 1) les Références – liste de tous les publications, liens et blogs auxquels il est fait référence sur le site Web ; 2) les Outils – liste tous les outils de l’AIC présentés sur le site Web ; 3) les Termes clés – explications des termes les plus importants et les plus fréquemment utilisés concernant l’AIC ; 4) la Foire aux questions (FAQ) – qui donne un bref aperçu des questions les plus fréquemment posées concernant l’agriculture intelligente face au climat ; 5) la section « À propos de ce site » – où vous pouvez obtenir davantage d’informations sur le but et la structure du site Web, ainsi que sur les organisations et les auteurs qui se cachent derrière le site ; et 6) notre Contact.

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