Projet d’entreposage efficace des céréales (EGSP)Zambie et Zimbabwe

Contexte

Les pratiques d’entreposage traditionnelles peuvent exposer les céréales de base aux infestations de ravageurs et aux agents pathogènes, entraînant jusqu’à 20-30 % de pertes post-récolte (Tefera et al. 2011). 1 Cette menace peut précipiter les petits agriculteurs dans le piège de la pauvreté, les obligeant à vendre leurs céréales immédiatement, face au risque d’altération, pour le racheter à un prix plus élevé quelques mois plus tard (ibid.). En outre, des liens ont été établis entre les attaques de ravageurs et des cas de contamination et d’empoisonnement par les mycotoxines, ce qui rend les graines dangereuses pour la consommation tant humaine qu’animale, fragilisant davantage la sécurité alimentaire (ibid.). Les insecticides destinés à la lutte contre les invasions de ravageurs sont souvent trop onéreux pour les petits exploitants agricoles ou ne sont tout simplement pas disponibles (ibid.).

Les silos métalliques hermétiquement fermés constituent une technologie simple, mais efficace, permettant de protéger les céréales contre les insectes et animaux envahisseurs et maintiennent les céréales en sécurité pendant longtemps. Dans le cadre du projet « Entreposage efficace des céréales pour la durabilité des moyens d’existence des agriculteurs africains » au Zimbabwe et en Zambie, le Centre international pour l’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) sur financement de la Direction du développement et de la coopération de la Suisse, s’emploie à réduire les pertes post-récolte grâce à l’amélioration de la technologie d’entreposage des céréales, ce qui peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus, et réduire la vulnérabilité des agriculteurs pauvres en ressources (CIMMYT 2014). 2

Lien avec l’AIC
  • Productivité : l’entreposage efficace comporte d’importants avantages pour la sécurité alimentaire et peut améliorer les revenus agricoles en permettant aux agriculteurs de conserver leurs stocks et de les vendre lorsque les conditions du marché sont plus favorables.
  • Adaptation : étant donné que le silo métallique peut conserver des produits tels que le maïs et le haricot pendant trois années au maximum, il permet aux agriculteurs de constituer des réserves alimentaires afin de faire face aux mauvaises récoltes liées aux changements climatiques. En outre, l’EGSP renforce la résilience aux parasites et aux maladies qui sont susceptibles de se propager à la faveur des changements climatiques.
  • Atténuation : en réduisant les pertes post-récolte, l’amélioration de l’entreposage renforce la sécurité alimentaire sans qu’il ne soit nécessaire d’augmenter la production. Ceci peut réduire la nécessité d’étendre la superficie cultivée ou de recourir à des pratiques agricoles plus intensives, qui peuvent avoir des effets néfastes sur l'environnement.
Impacts et leçons apprises

La réduction des pertes post-récolte est un moyen efficace d’accroître l’efficacité de la production alimentaire et d’améliorer la sécurité alimentaire. Cependant, la pleine réalisation du potentiel de cette intervention appelle une coopération accrue entre les organisations gouvernementales, les ONG, les transformateurs et les agriculteurs.

References

  • 1

    Tefera T et al. 2011. The metal silo: An effective grain storage technology for reducing post-harvest insect and pathogen losses in maize while improving smallholder farmers’ food security in developing countries. Crop Protection 30(3):240-245.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.cropro.2010.11.015 Les pratiques de stockage traditionnelles dans les pays en développement ne peuvent garantir la protection contre les principaux ravageurs de cultures vivrières de base telles que le maïs, ce qui entraîne 20 à 30 % de pertes de grains imputables, en particulier, aux insectes nuisibles et aux agents pathogènes des grains. Par conséquent, les petits exploitants agricoles finissent par vendre leurs céréales peu après la récolte, pour les racheter à un prix élevé à peine quelques mois après, ce qui les précipite dans le piège de la pauvreté. Aussi, l’impact potentiel sur la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité des moyens d’existence ne se matérialisera-t-il pas si les agriculteurs ne sont pas en mesure de conserver leurs céréales et de vendre l’excédent à des prix rémunérateurs. En plus des pertes quantitatives causées aux grains entreposés, on impute également aux ravageurs leurs contamination et empoisonnement par les aflatoxines. Afin de résoudre ce problème, un silo métallique a été mis au point en tant qu’option valide et s’est avéré efficace pour protéger les grains entreposés contre les attaques des insectes ravageurs de greniers. Il s’agit d’une structure cylindrique, construite à l’aide d’une tôle de fer galvanisé et scellée hermétiquement, qui tue tous les insectes nuisibles susceptibles de s’y trouver. Au nombre des impacts de la technologie des silos métalliques en Afrique, en Asie et en Amérique latine figurent l’amélioration de la sécurité alimentaire, l’autonomisation des petits producteurs, l’amélioration des opportunités de génération de revenu et de création d’emplois, ainsi que la sauvegarde des écosystèmes agricoles. Le silo métallique peut être fabriqué selon différentes tailles, avec une capacité de 100 kg à 3 000 kg, par des artisans locaux formés, les prix variant entre 35 $ et 375 $. Ainsi, il y a lieu d’encourager l’utilisation de ces structures afin d’éviter les pertes de stockage et d’améliorer la sécurité alimentaire dans les pays en développement.
  • 2

    CIMMYT. 2014. Effective Grain Storage Project (EGSP).

    http://www.cimmyt.org/from-kenya-to-southern-africa-effective-grain-storage-crosses-borders/ Le maïs est essentiel à la sécurité alimentaire, au développement rural et à la réduction de la pauvreté en Afrique orientale et australe (AOA). Le manque de technologies appropriées d’entreposage des céréales se traduit par d’importantes pertes dues aux ravageurs après la récolte (le grand capucin et le charançon), sape la sécurité alimentaire, contraint les agriculteurs à vendre le maïs lorsque les prix sont faibles et freine l’apport de valeur ajoutée et l’accès aux opportunités de crédit pour les ménages pauvres. Le projet vise l’élaboration et la mise en œuvre expérimentale de l’approche des silos métalliques « POSTCOSECHA » pour l’amélioration du stockage des céréales dans quelques régions et pays pilotes de l’AOA. Elle bénéficie du soutien de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et s’appuie sur ses expériences réussies en Amérique centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Outre le lancement du programme en Afrique, le projet fournira à la DDC et à d’autres investisseurs potentiels des éléments concluants sur la viabilité, le potentiel d’impact et le mode de reproduction concret à utiliser pour lancer un programme à plus long terme en AOA.

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Ce site vous ouvre la porte de l’agriculture intelligente face au climat. Il vous aidera à vous lancer et vous accompagnera dans la mise en œuvre sur le terrain, en vous donnant accès à toutes les ressources avec lesquelles vous devez vous familiariser davantage.

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CCAFS Agriculture intelligente face au climat 101

Notions élémentaires

L’agriculture intelligente face au climat (AIC) est une approche intégrée destinée à relever les défis interdépendants de la sécurité alimentaire et des changements climatiques, qui vise explicitement trois objectifs :

A. accroître durablement la productivité agricole afin de favoriser des augmentations équitables des revenus agricoles, la sécurité alimentaire et le développement ;

B. adapter et renforcer la résilience des systèmes agricoles et de sécurité alimentaire aux changements climatiques à plusieurs niveaux ; et

C. réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture (notamment la production végétale, l’élevage et la pêche).

Points d’entrée

L’agriculture affecte et est affectée par les changements climatiques de plusieurs manières et il existe de nombreux points d’entrée pour le lancement des programmes d’AIC ou la mise à échelle des activités existantes. La productivité, l’atténuation et l’adaptation peuvent avoir lieu à des niveaux technologiques, organisationnels, institutionnels et politiques différents. Afin de vous aider à explorer cette multitude de points d’entrée, nous les avons répartis en trois domaines thématiques : i) les pratiques d’AIC ; ii) les approches par systèmes de l’AIC ; et iii) des environnements propices à l’AIC. Chaque point d’entrée est ensuite décrit et analysé en termes de productivité, d’adaptation et de potentiel d’atténuation et est illustré par des études de cas, des références et des liens Internet pour de plus amples informations.

Élaborer un plan d’AIC

La planification des projets et programmes d’AIC, ainsi que leurs mise en œuvre et suivi s’articulent autour des questions de compréhension du contexte, notamment l’identification des principaux problèmes/obstacles et opportunités liés à l’orientation du projet/programme ; l’élaboration et la hiérarchisation de solutions, et la conception de plans ; la mise en œuvre ; et le suivi-évaluation. La plupart des grands organismes de développement disposent de leur propre cadre pour l’élaboration et la gestion des projets et programmes. Cependant, le CCAFS a mis au point une approche spécifique pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des projets et programmes d’AIC, appelée Plan de l’AIC. Ce plan vise à orienter la planification, la mise en œuvre et le suivi de l’AIC à grande échelle. Le Plan de l’AIC comprend quatre principaux éléments, à savoir : 1) l’Analyse de situation ; 2) le ciblage et la hiérarchisation ; 3) l’appui au programme ; et 4) le suivi, l’évaluation et l’apprentissage.

Financement

Un certain nombre de sources de financement potentielles sont disponibles pour aider à réaliser les objectifs de l’AIC, notamment le développement agricole, la sécurité alimentaire, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. Les sources de financement des interventions relatives au climat peuvent servir, par exemple, à mobiliser un financement pour l’agriculture et intégrer les changements climatiques dans les investissements agricoles. La présente section donne un aperçu des sources de financement potentielles pour les activités d’agriculture intelligente face au climat (AIC) aux niveaux national, régional et international, ainsi que pour différents « clients » potentiels tels que les gouvernements, la société civile, les organisations de développement et d’autres entités. En outre, elle donne des pistes de solutions pour la recherche de financement parmi une gamme d’opportunités, en fonction du domaine d’intervention, du secteur et de l’instrument de financement de l’AIC.

Bibliothèque de ressources

Le Guide de l’AIC propose une présentation brève et concise des multiples aspects de l’agriculture intelligente face au climat. Dans le même temps, il indique les liens permettant d’accéder aux références et autres ressources clés qui vous aideront à approfondir vos recherches et mieux comprendre les sujets spécifiques qui vous intéressent. Dans la bibliothèque de ressources, nous avons rassemblé toutes les références, ressources clés, termes et questions dans une section unique afin d’en donner un bref aperçu et de les rendre facilement accessibles. Cette section peut être utilisée comme une partie ou indépendamment des autres sections du site Web. La bibliothèque de ressources est répartie en six sections à savoir : 1) les Références – liste de tous les publications, liens et blogs auxquels il est fait référence sur le site Web ; 2) les Outils – liste tous les outils de l’AIC présentés sur le site Web ; 3) les Termes clés – explications des termes les plus importants et les plus fréquemment utilisés concernant l’AIC ; 4) la Foire aux questions (FAQ) – qui donne un bref aperçu des questions les plus fréquemment posées concernant l’agriculture intelligente face au climat ; 5) la section « À propos de ce site » – où vous pouvez obtenir davantage d’informations sur le but et la structure du site Web, ainsi que sur les organisations et les auteurs qui se cachent derrière le site ; et 6) notre Contact.

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