Programme BIRU (BIogas RUmah)Indonesie

Contexte 1 2

La technologie du biogaz a été introduite en Indonésie dans les années 70, à une époque où le coût de la construction d’un système de biogaz était bien plus élevé qu’aujourd’hui. Au nombre des autres obstacles majeurs à son développement figuraient les importantes subventions que l’État consentait pour les combustibles fossiles, ainsi que le coût relativement abordable et la disponibilité des combustibles à base du bois.

Au cours de la dernière décennie, à la faveur de la croissance de l’intérêt pour les énergies renouvelables, la technologie du biogaz a de nouveau commencé à recevoir de l’attention en Indonésie. En 2008, le Gouvernement indonésien a proposé une étude en vue de déterminer la demande potentielle de biogaz d’un million de petites centrales au biogaz domestique. Cette étude, financée par le Gouvernement néerlandais, a révélé que les agriculteurs de l’île de Java étaient une cible indiquée pour le lancement du programme, étant donné que la plupart des éleveurs parquaient leur bétail dans des étables, ce qui rendait relativement facile la collecte des déchets animaux aux fins d’utilisation comme intrants.

Le programme BIogas RUmah ou « biogaz domestique » (BIRU), a démarré en mai 2009. L’Institut humaniste pour la coopération au développement (HIVOS) a été désigné par le Gouvernement néerlandais pour gérer le programme, avec l’appui technique de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV). Six (6) millions d’euros ont été alloués à la mise en œuvre du programme, l’objectif étant d’installer 10 000 bio-digesteurs à l’horizon fin 2013. Les données les plus récentes de HIVOS (mi-2013) indiquent qu’environ 11 000 bio-digesteurs ont été installés, tandis qu’une augmentation du nombre de ménages participants est escomptée.

Lien avec CSA

L’utilisation des déchets animaux pour la bioénergie diminue la dépendance aux combustibles fossiles, ce qui peut contribuer à atténuer les changements climatiques. En outre, les sous-produits du biogaz domestique servent d’engrais organique, profitant à la production agricole. Par ailleurs, l’utilisation des déchets animaux pour la bioénergie aide les communautés rurales à améliorer leur accès à l’énergie pour la cuisine et l’électricité, réduit les impacts négatifs sur la santé et améliore, en même temps, les moyens d’existence.

Impacts et leçons apprises

En 2013, le programme avait déjà dépassé son objectif initial d’installation de 10 000 bio-digesteurs. Toutefois, l’implication des agriculteurs n’a pas été facile, en raison de l’expérience négative qu’ils avaient eue avec le précédent programme de biogaz mis en place par le gouvernement. Le programme prévoyait un encadrement communautaire élargi et intensif, qui était nécessaire pour lever les obstacles et restaurer la confiance des agriculteurs. Le programme BIRU visait, par conséquent, non seulement à accroître la demande et l’offre, mais également à créer un système d’appui complet. Par ailleurs, l’utilisation du biogaz pour la cuisine et celle des déchets organiques comme engrais ont constitué des avantages importants.

References

  • 1

    FAO. 2014a. Indonesia (Case 2): BIRU biogas programme. In: Small-Scale Bioenergy Initiatives in ASEAN +3. Bangkok: Food and Agriculture Organization of the United Nations Regional Office for Asia and the Pacific. pp. 66-81.

    http://www.fao.org/fileadmin/templates/rap/files/meetings/2015/141218_Final_report.pdf Le programme BIogas RUmah ou « biogaz domestique » (BIRU), a démarré en mai 2009. L’Institut humaniste pour la coopération au développement (HIVOS) a été désigné par le Gouvernement néerlandais pour gérer le programme, avec l’appui technique de SNV, l’organisation néerlandaise de développement. Six (6) millions d’euros ont été alloués à la mise en œuvre du programme, l’objectif étant d’installer 10 000 biodigesteurs à l’horizon fin 2013. Les données les plus récentes de HIVOS (mi-2013) indiquent qu’environ 11 000 biodigesteurs ont été installés. HIVOS cherche continuellement à accroître encore le nombre de ménages participant à cette initiative, qui vise à créer un marché domestique durable de biogaz en Indonésie. Cependant, en dépit du succès du programme 67, un appui financier demeure nécessaire pour le développer davantage et maintenir ses activités. Aussi, HIVOS continue-t-il de rechercher des ressources supplémentaires afin d’étendre la portée de l’initiative. Selon les données de HIVOS, le coût de construction d’un biodigesteur s’élève à 720 $ EU. Dans le cadre de l’initiative, les agriculteurs reçoivent une subvention partielle (220 $ EU, soit environ 30 % du coût total) pour construire les biodigesteurs et paient le reste par le biais d’un mécanisme de crédit. Cette subvention n’est pas versée directement aux agriculteurs, mais aux partenaires qui construisent le système de biogaz. HIVOS a demandé à plusieurs institutions financières (notamment les banques locales) de mettre en place un mécanisme de microcrédit permettant aux agriculteurs de rembourser les coûts des biodigesteurs par tranche dans un délai de remboursement fixé à 3,5 ans, avec des versements mensuels de 1 440 004 IDR (Roupies indonésiennes). Dans la province du Java oriental, où les agriculteurs vendent leurs produits laitiers à des coopératives, chaque versement est déduit du paiement mensuel des produits laitiers vendus par les agriculteurs. Ce système s’est avéré très efficace et le Java oriental est, à l’heure actuelle, l’une des provinces où le plus grand nombre de biodigesteurs a été installé.
  • 2

    World Bank. 2013. Indonesia: Toward Universal Access to Clean Cooking. Washington, DC: World Bank. 

    https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/16068/792790ESW0P1290ox0377371B00PUBLIC00.pdf?sequence=1&isAllowed=y En Indonésie, les combustibles de cuisine ont subi un changement spectaculaire ces dernières années, essentiellement en raison du Programme de passage du pétrole lampant au gaz de pétrole liquéfié (GPL) (Kerosene-to-Liquefied Petroleum Gas (LPG) Conversion Program) particulièrement réussi du gouvernement. Toutefois, l’impact du programme dans les zones rurales plus pauvres a été limité. Le passage au GPL, à l’électricité et à d’autres combustibles modernes serait le moyen le plus efficace d’obtenir des solutions de cuisine propres, mais ces combustibles sont coûteux et nécessitent des foyers onéreux et des infrastructures de livraison inaccessibles pour la plupart des ménages ruraux. En revanche, de nombreux types de biomasse peuvent être collectés librement dans l’environnement local ou achetés à des prix nettement plus abordables que ceux d’autres combustibles. Il y a donc peu de chances que le changement à grande échelle des combustibles dans les zones rurales se produise avant que les économies rurales ne soient bien plus développées. Ceci signifie qu’environ 40 % des ménages continueront de dépendre de l’énergie traditionnelle de la biomasse, en particulier le bois de chauffe, pour satisfaire leurs besoins quotidiens de cuisson pour les années à venir. Ce rapport est structuré selon l’organisation directionnelle de l’étude. Le Chapitre 2 présente un aperçu des combustibles de cuisine utilisés par les ménages en Indonésie, y compris les changements de politique et d’autres facteurs qui influent sur les choix de combustibles. Le Chapitre 3 examine un éventail de problèmes liés à l’approvisionnement en fourneaux, y compris le marché et la capacité de production, les modèles de fourneaux populaires, les limites des modèles commerciaux, les principales caractéristiques de la chaîne d’approvisionnement et les attitudes à l’égard des nouveaux fourneaux. Le Chapitre 4 identifie les insuffisances des politiques et les besoins de renforcement des capacités institutionnels auxquels les futurs programmes d’intervention devront remédier et passe en revue les leçons tirées des programmes réussis de promotion de solutions de cuisine propres susceptibles d’être appliquées à ceux qui se concentrent sur la cuisine propre utilisant la biomasse. Enfin, le Chapitre 5 présente la stratégie de mise en œuvre recommandée, y compris une approche de financement novatrice, ainsi que les prochaines étapes pour aider l’Indonésie à atteindre l’accès universel aux solutions de cuisine propres à l’horizon 2030.

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Ce site vous ouvre la porte de l’agriculture intelligente face au climat. Il vous aidera à vous lancer et vous accompagnera dans la mise en œuvre sur le terrain, en vous donnant accès à toutes les ressources avec lesquelles vous devez vous familiariser davantage.

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CCAFS Agriculture intelligente face au climat 101

Notions élémentaires

L’agriculture intelligente face au climat (AIC) est une approche intégrée destinée à relever les défis interdépendants de la sécurité alimentaire et des changements climatiques, qui vise explicitement trois objectifs :

A. accroître durablement la productivité agricole afin de favoriser des augmentations équitables des revenus agricoles, la sécurité alimentaire et le développement ;

B. adapter et renforcer la résilience des systèmes agricoles et de sécurité alimentaire aux changements climatiques à plusieurs niveaux ; et

C. réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture (notamment la production végétale, l’élevage et la pêche).

Points d’entrée

L’agriculture affecte et est affectée par les changements climatiques de plusieurs manières et il existe de nombreux points d’entrée pour le lancement des programmes d’AIC ou la mise à échelle des activités existantes. La productivité, l’atténuation et l’adaptation peuvent avoir lieu à des niveaux technologiques, organisationnels, institutionnels et politiques différents. Afin de vous aider à explorer cette multitude de points d’entrée, nous les avons répartis en trois domaines thématiques : i) les pratiques d’AIC ; ii) les approches par systèmes de l’AIC ; et iii) des environnements propices à l’AIC. Chaque point d’entrée est ensuite décrit et analysé en termes de productivité, d’adaptation et de potentiel d’atténuation et est illustré par des études de cas, des références et des liens Internet pour de plus amples informations.

Élaborer un plan d’AIC

La planification des projets et programmes d’AIC, ainsi que leurs mise en œuvre et suivi s’articulent autour des questions de compréhension du contexte, notamment l’identification des principaux problèmes/obstacles et opportunités liés à l’orientation du projet/programme ; l’élaboration et la hiérarchisation de solutions, et la conception de plans ; la mise en œuvre ; et le suivi-évaluation. La plupart des grands organismes de développement disposent de leur propre cadre pour l’élaboration et la gestion des projets et programmes. Cependant, le CCAFS a mis au point une approche spécifique pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des projets et programmes d’AIC, appelée Plan de l’AIC. Ce plan vise à orienter la planification, la mise en œuvre et le suivi de l’AIC à grande échelle. Le Plan de l’AIC comprend quatre principaux éléments, à savoir : 1) l’Analyse de situation ; 2) le ciblage et la hiérarchisation ; 3) l’appui au programme ; et 4) le suivi, l’évaluation et l’apprentissage.

Financement

Un certain nombre de sources de financement potentielles sont disponibles pour aider à réaliser les objectifs de l’AIC, notamment le développement agricole, la sécurité alimentaire, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. Les sources de financement des interventions relatives au climat peuvent servir, par exemple, à mobiliser un financement pour l’agriculture et intégrer les changements climatiques dans les investissements agricoles. La présente section donne un aperçu des sources de financement potentielles pour les activités d’agriculture intelligente face au climat (AIC) aux niveaux national, régional et international, ainsi que pour différents « clients » potentiels tels que les gouvernements, la société civile, les organisations de développement et d’autres entités. En outre, elle donne des pistes de solutions pour la recherche de financement parmi une gamme d’opportunités, en fonction du domaine d’intervention, du secteur et de l’instrument de financement de l’AIC.

Bibliothèque de ressources

Le Guide de l’AIC propose une présentation brève et concise des multiples aspects de l’agriculture intelligente face au climat. Dans le même temps, il indique les liens permettant d’accéder aux références et autres ressources clés qui vous aideront à approfondir vos recherches et mieux comprendre les sujets spécifiques qui vous intéressent. Dans la bibliothèque de ressources, nous avons rassemblé toutes les références, ressources clés, termes et questions dans une section unique afin d’en donner un bref aperçu et de les rendre facilement accessibles. Cette section peut être utilisée comme une partie ou indépendamment des autres sections du site Web. La bibliothèque de ressources est répartie en six sections à savoir : 1) les Références – liste de tous les publications, liens et blogs auxquels il est fait référence sur le site Web ; 2) les Outils – liste tous les outils de l’AIC présentés sur le site Web ; 3) les Termes clés – explications des termes les plus importants et les plus fréquemment utilisés concernant l’AIC ; 4) la Foire aux questions (FAQ) – qui donne un bref aperçu des questions les plus fréquemment posées concernant l’agriculture intelligente face au climat ; 5) la section « À propos de ce site » – où vous pouvez obtenir davantage d’informations sur le but et la structure du site Web, ainsi que sur les organisations et les auteurs qui se cachent derrière le site ; et 6) notre Contact.

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