Prévisions et conseil agro-climatiques pour le secteur agricole colombienColombie

Contexte 1 2 3

En Colombie, les agriculteurs, qui, par le passé, avaient déjà connu des précipitations généralement fiables, doivent lutter, à présent, contre des inondations et des sécheresses de plus en plus fréquentes. Afin de renforcer la résilience des agriculteurs colombiens, le Programme de recherche du GCRAI sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) travaille en collaboration avec le Centre international pour l’agriculture tropicale (CIAT) et une alliance constituée du Ministère de l’agriculture, du service national de recherche agricole, de six organisations de producteurs et d’ONG pour élaborer des prévisions et des conseils agro-climatiques. Avec l’aide des groupes techniques de travail locaux sur les questions agro-climatiques, ces partenaires ont appris à intégrer les informations climatiques et d’autres informations spécifiques au site dans leurs processus de planification et sont outillés pour fournir des prévisions agro-climatiques et des conseils relatifs à la gestion qui sont adaptés aux besoins et contextes des agriculteurs. Des variétés de maïs, de riz, de haricots et de manioc ont été identifiées et testées pour leur tolérance à la sécheresse et à l’excès d’humidité.

Lien avec l’AIC

Cette initiative visait à renforcer la résilience des agriculteurs colombiens à la variabilité accrue des précipitations. En procédant à des analyses de l’empreinte carbone et de l’empreinte hydrique, les pratiques de gestion peuvent, à leur tour, être rendues plus intelligentes face au climat, comme en témoigne la décision de ne pas semer du riz en 2014 (voir ci-dessous).

Impacts et leçons

Plus de 150 000 agriculteurs reçoivent, à présent, des conseils agro-climatiques et 6 000 ont adopté des pratiques intelligentes face au climat. En 2014, 170 riziculteurs colombiens ont évité des pertes massives en respectant la consigne de leur fédération de producteurs, FEDEARROZ, de ne pas semer du riz pendant la première des deux campagnes agricoles annuelles. Les riziculteurs qui ont suivi ce conseil ont évité des pertes économiques estimées à 3,6 millions de $ EU. FEDEARROZ a agi conformément aux prévisions d’une équipe de chercheurs du CCAFS basée au CIAT. À terme, le projet devrait atteindre 1 588 640 agriculteurs.

Couverture médiatique

References

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    Howland F, Bonilla-Findji O, Loboguerrero AM, Peterson C, Nyaega L. 2014. Learning from each other: Latin America and Senegal exchange innovative climate approaches for smallholder farmers. UNEP South-South Cooperation Case Studies. Nairobi, Kenya: UNEP.

    http://www.unep.org/south-south-cooperation/case/casefiles.aspx?csno=141 Les petits exploitants agricoles des pays en développement sont particulièrement vulnérables aux effets des fluctuations du climat et des conditions météorologiques extrêmes. Bien que ces communautés agricoles aient survécu grâce à la maîtrise de leur capacité d’adaptation à un climat de plus en plus incertain, leurs connaissances et pratiques d’adaptation traditionnelles ont été mises à rude épreuve. Le soutien aux agriculteurs au moyen des services d’information météorologique et climatique efficaces et de services consultatifs pour la prise de décision agricole constitue une stratégie essentielle pour la réduction des risques et le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones déjà vulnérables. Cependant, l’extension de l’impact des services climatiques au sein des communautés vulnérables a été difficile. Plusieurs initiatives en Afrique subsaharienne et en Amérique latine ont eu recours à des approches novatrices pour relever ces défis. En communiquant et en appliquant les prévisions saisonnières dans ces deux régions à travers des projets pilotes, elles démontrent les bonnes pratiques et fournissent des informations précieuses, comme la preuve en a été donnée au Sénégal. Dans ce pays, où les saisons des pluies sont courtes et le climat très incertain, un projet pilote a été mis en place en 2010 par le Programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) et l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) afin de fournir des prévisions climatiques aux petits agriculteurs de la principale région agricole, Kaffrine. En intégrant l’information climatique dans l’élaboration et la planification des pratiques agricoles, ce projet participatif a aidé les agriculteurs à prendre des décisions mieux éclairées concernant la plantation et la récolte et, en fin de compte, à faire face aux risques. De même, avec le soutien du CCAFS, la Colombie a travaillé sur des thèmes similaires dans le cadre d’un accord entre le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) et le Ministère de l’agriculture et du développement rural (MADR), dans le but de renforcer la capacité d’adaptation des secteurs de l’agriculture et de l’élevage à la variabilité et aux changements climatiques et d’améliorer l’économie de ressources dans les systèmes de production des régions prioritaires. L’accord vise à faire en sorte que l’agriculture colombienne cesse d’être définie par le climat et qu’au contraire, les agriculteurs soient les gestionnaires du climat. Les succès du projet du CCAFS au Sénégal et en Colombie sont en voie de reproduction au Honduras. Cette conjonction d’institutions et de thèmes de recherche a débouché sur l’idée d’élaborer un programme d’échange de connaissances commun aux trois pays afin de générer un apprentissage mutuel au sujet des processus d’adaptation dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, et de faire face ainsi aux risques engendrés par les phénomènes climatiques grâce à de nouvelles idées et collaborations.
  • 2

    MADR-CIAT Agreement. 2014. Logros y retos de la agricultura colombiana frente al cambio climático. Cali, Colombia: Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT).

    http://www.aclimatecolombia.org/download/Investigacion%20Uno/Revista%20Final.pdf Cette brochure (en espagnol) présente l’Accord MADR-CIAT-CCAFS, ainsi que les réalisations et défis de l’agriculture intelligente face au climat en Colombie. Elle présente également un résumé de divers articles accessibles en entier sur le site Web de l’Alliance (http://www.aclimatecolombia.org/).
  • 3

    MADR and CIAT Agreement Webpage

    http://www.aclimatecolombia.org/ Il s’agit du site Web (en espagnol) de l’Alliance colombienne pour la coopération technique et scientifique, fruit d’une collaboration entre le Ministère de l’agriculture et du développement rural (MADR) de la Colombie, le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) et le Programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et l’alimentation sécurité (CCAFS). Ce site Web fournit des informations sur les thèmes de recherche de l’Alliance, ainsi que des archives de ressources d’information.

Bienvenueàl’agriculture intelligente face au climat 101

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Ce site vous ouvre la porte de l’agriculture intelligente face au climat. Il vous aidera à vous lancer et vous accompagnera dans la mise en œuvre sur le terrain, en vous donnant accès à toutes les ressources avec lesquelles vous devez vous familiariser davantage.

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CCAFS Agriculture intelligente face au climat 101

Notions élémentaires

L’agriculture intelligente face au climat (AIC) est une approche intégrée destinée à relever les défis interdépendants de la sécurité alimentaire et des changements climatiques, qui vise explicitement trois objectifs :

A. accroître durablement la productivité agricole afin de favoriser des augmentations équitables des revenus agricoles, la sécurité alimentaire et le développement ;

B. adapter et renforcer la résilience des systèmes agricoles et de sécurité alimentaire aux changements climatiques à plusieurs niveaux ; et

C. réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture (notamment la production végétale, l’élevage et la pêche).

Points d’entrée

L’agriculture affecte et est affectée par les changements climatiques de plusieurs manières et il existe de nombreux points d’entrée pour le lancement des programmes d’AIC ou la mise à échelle des activités existantes. La productivité, l’atténuation et l’adaptation peuvent avoir lieu à des niveaux technologiques, organisationnels, institutionnels et politiques différents. Afin de vous aider à explorer cette multitude de points d’entrée, nous les avons répartis en trois domaines thématiques : i) les pratiques d’AIC ; ii) les approches par systèmes de l’AIC ; et iii) des environnements propices à l’AIC. Chaque point d’entrée est ensuite décrit et analysé en termes de productivité, d’adaptation et de potentiel d’atténuation et est illustré par des études de cas, des références et des liens Internet pour de plus amples informations.

Élaborer un plan d’AIC

La planification des projets et programmes d’AIC, ainsi que leurs mise en œuvre et suivi s’articulent autour des questions de compréhension du contexte, notamment l’identification des principaux problèmes/obstacles et opportunités liés à l’orientation du projet/programme ; l’élaboration et la hiérarchisation de solutions, et la conception de plans ; la mise en œuvre ; et le suivi-évaluation. La plupart des grands organismes de développement disposent de leur propre cadre pour l’élaboration et la gestion des projets et programmes. Cependant, le CCAFS a mis au point une approche spécifique pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des projets et programmes d’AIC, appelée Plan de l’AIC. Ce plan vise à orienter la planification, la mise en œuvre et le suivi de l’AIC à grande échelle. Le Plan de l’AIC comprend quatre principaux éléments, à savoir : 1) l’Analyse de situation ; 2) le ciblage et la hiérarchisation ; 3) l’appui au programme ; et 4) le suivi, l’évaluation et l’apprentissage.

Financement

Un certain nombre de sources de financement potentielles sont disponibles pour aider à réaliser les objectifs de l’AIC, notamment le développement agricole, la sécurité alimentaire, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. Les sources de financement des interventions relatives au climat peuvent servir, par exemple, à mobiliser un financement pour l’agriculture et intégrer les changements climatiques dans les investissements agricoles. La présente section donne un aperçu des sources de financement potentielles pour les activités d’agriculture intelligente face au climat (AIC) aux niveaux national, régional et international, ainsi que pour différents « clients » potentiels tels que les gouvernements, la société civile, les organisations de développement et d’autres entités. En outre, elle donne des pistes de solutions pour la recherche de financement parmi une gamme d’opportunités, en fonction du domaine d’intervention, du secteur et de l’instrument de financement de l’AIC.

Bibliothèque de ressources

Le Guide de l’AIC propose une présentation brève et concise des multiples aspects de l’agriculture intelligente face au climat. Dans le même temps, il indique les liens permettant d’accéder aux références et autres ressources clés qui vous aideront à approfondir vos recherches et mieux comprendre les sujets spécifiques qui vous intéressent. Dans la bibliothèque de ressources, nous avons rassemblé toutes les références, ressources clés, termes et questions dans une section unique afin d’en donner un bref aperçu et de les rendre facilement accessibles. Cette section peut être utilisée comme une partie ou indépendamment des autres sections du site Web. La bibliothèque de ressources est répartie en six sections à savoir : 1) les Références – liste de tous les publications, liens et blogs auxquels il est fait référence sur le site Web ; 2) les Outils – liste tous les outils de l’AIC présentés sur le site Web ; 3) les Termes clés – explications des termes les plus importants et les plus fréquemment utilisés concernant l’AIC ; 4) la Foire aux questions (FAQ) – qui donne un bref aperçu des questions les plus fréquemment posées concernant l’agriculture intelligente face au climat ; 5) la section « À propos de ce site » – où vous pouvez obtenir davantage d’informations sur le but et la structure du site Web, ainsi que sur les organisations et les auteurs qui se cachent derrière le site ; et 6) notre Contact.

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